Vivre sans voiture : si simple et tellement mieux (budget, santé…)

Durée de lecture: 10 minutes
Source: Cup of Jo

Attention : si vous êtes sur cette page, il n’est pas impossible que vous commenciez un changement sur lequel vous ne reviendrez plus jamais, qui vous rendra plus heureux(se), en pleine santé, et avec plus de ressources financières. On vous aura prévenu(e) : ici se trouve le déclic nécessaire à la vie sans voiture.

Une voiture, synonyme d’autonomie, et de liberté comme les pubs le laissent entendre ? En fait, contre toute attente, depuis que j’ai abandonné la voiture, je ne me suis jamais senti aussi libre et autonome. Fini les heures passées dans les embouteillages, les coups de klaxons, le stress d’arriver en retard ou d’avoir mal garé la voiture. Sans compter qu’entre les frais d’usage (essence), de réparation, d’entretien, et la décote, la voiture revient en moyenne à 490€ par mois… Et puis il y a aussi le fait de contribuer bien malgré moi à polluer l’air que nous respirons mes enfants et moi-même. Ayant des enfants en bas âge, cet abandon à généré l’incrédulité de mon entourage : « sympa, mais comment vivre sans voiture, tout en ayant des enfants? « , ou encore « le vélo c’est bien, mais en hiver, ce sera horrible », « et pour les départs en vacances? ». De nombreuses questions légitimes, auxquelles vous trouverez les réponses plus bas. Depuis que j’ai arrêté de rouler en voiture pour mes trajets du quotidien, les bénéfices ont été très nombreux, et les ajustements, beaucoup plus simples et faciles qu’on peut l’imaginer: un pur bonheur (et de grosses économies).

Abandonner la voiture : tour d’horizon des alternatives

Il existe de nombreuses alternatives pour pouvoir vivre sans voiture. Qu’il s’agisse de vélo,des transports en commun, de covoiturage ou de marche à pieds, il y a forcément une alternative qui vous conviendra. D’autres l’ont fait, pourquoi pas vous ?

 

Les transports en commun

Source : wallhere

Certes, cela demande un tout petit peu d’organisation. Si vous habitez une ville, chercher sur le web ou dans les magasins d’applications de votre smartphone ; vous trouverez sans aucun doute toutes les informations (plans, horaires) nécessaires à vos déplacements. Vous découvrirez la liberté de ne pas avoir à garer de voiture, et de s’énerver ou se stresser au volant. Vous pourrez même en profiter pour lire un livre sur votre trajet, ce qui vous apportera bien plus que vous concentrer sur la route au volant de votre voiture.

Le covoiturage

Il ne s’agit pas d’abandonner la voiture totalement, mais d’optimiser les trajets. En effet, le taux d’occupation moyen d’une voiture est de 1,2 personne par véhicules : regrouper ces conducteurs dans un seul véhicule permet de réduire drastiquement le nombre de véhicules en circulation. De nombreuses applications existent pour rencontrer vos futurs covoitureurs (IDVroom, Blablalines, Carjob, …)

La marche à pieds

Quand on sait que seul un quart des déplacements de moins d’un kilomètre pour aller au travail se font à pieds, ce mode de déplacement ne coule pas de source chez une bonne partie de nos concitoyens. Un kilomètre, c’est environ 15 minutes de marche. L’occasion de se vider l’esprit et de pratiquer une activité physique excellente pour la santé.

Le vélo

La pratique quotidienne du vélo est victime de nombreuses idées reçues: il représente le véhicule individuel idéal, dans la mesure où vous êtes complètement autonome et qu’il permet d’effectuer des distances de plusieurs kilomètres sans difficulté.

Le vélo pour les trajets quotidiens: les idées reçues

« Personne ne se déplace uniquement à vélo au quotidien, ou alors c’est qu’ils n’ont pas les moyens ou pas le permis « 

Aujourd’hui, en France,  500 000 personnes vont quotidiennement au travail en vélo (Source: Insee).

« C’est un truc de bobo »

Ces personnes sont présentes dans toutes les catégories sociales : employés, ouvriers, cadres, artisans commerçants…  (source Insee).

« Si t’es pas dans le centre ville, c’est pas possible »

Si la pratique du vélo est certes plus développée dans le cœur des grandes agglomérations (« grands pôles »), elle existe également en couronnes et dans les banlieues des grands pôles, et même dans les commune isolées hors influence des pôles – autrement dit, à la campagne (études Insee). A vélo, on parcourt plus de 7 km en 30 minutes sans forcer. Êtes-vous à plus de 7 kilomètres de votre lieu de travail ?

« Tu feras moins le malin quand tu devras pédaler tous les jours »

C’est prouvé : les personnes allant au travail en vélo sont plus heureuses que celles s’y rendant en voiture. Et plus on fait de l’exercice, plus cela devient facile.

« Le vélo par temps de pluie / froid, non merci »

En France, il ne pleut pas 90% du temps entre 8h et 9h et entre 17h et 18h (source: Ademe / Météo France).

Et comme disent les cyclistes (ou les « vélotafeurs », ceux qui vont au travail à vélo), « il n’y pas de mauvais temps, il n’y a que des mauvais équipements ». Tout comme vous ne sortez pas sans un parapluie par temps de pluie, ou sans un manteau s’il fait froid, vous ne sortiriez pas en vélo sans votre cape de pluie spéciale vélo (type Fulap) ou sans vos gants et manteau par temps froid.

Pour vos enfants dans votre biporteur, il existe bien évidement des protections contre la pluie. Cette protection est même directement présente si vous optez pour une remorque. Et ils apprécieront tellement plus le trajet que dans un habitacle de voiture…

« Les pneus de vélo, ça crève souvent »

Faux : surtout si pour quelques dizaines d’euros, vous optez pour des pneus anti-crevaison, type Marathon Plus. Vous pouvez faire des milliers de kilomètres sans le moindre problème. Dans le pire des cas -peu probable, poser une rustine sans même démonter la roue vous prendra 10 minutes.

« J’ai un trajet trop long »

Pour des distances jusqu’à 5 kilomètres, le vélo est plus rapide que la voiture en ville ! La moyenne en vélo étant environ de 15 km/h, vous mettrez moins d’une demi heure pour faire 7 kilomètres.

En ville, fini la galère pour se garer à tourner douze fois au même endroit, et le parcmètre à payer. Donc du temps et de l’argent économisés.

« Je vais transpirer »

Si l’effort physique vous fait vraiment peur, vous pouvez opter pour un VAE (vélo à assistance électrique, on en parle un peu après). Mais sachez que si on ne force pas pour accélérer, on ne transpire pas ou peu, l’effort étant faible à modéré.

« Impossible avec des enfants »

Faux : en remplacement de la voiture familiale, il existe:

pour le côté « autonomie »: les remorques à vélo, les vélos cargo, les vélos bi-porteurs et triporteurs, qui permettent d’embarquer plusieurs enfants aisément, de nouveau-né jusque 6 ou 7 ans. Vous pouvez aussi installer un enfant à l’arrière du vélo. L’auteur de ces lignes, père de deux enfants en bas-âge, atteste que le vélo biporteur (sans assistance électrique) avec 2 enfants est complètement faisable sur des trajets de quelques kilomètres quotidiens. A noter que je ne suis pas un athlète.

si vous avez de grands enfants ou pas d’enfants, les vélos en libre partage, disponibles dans de nombreuses métropoles.

les transports en commun. Cela sera souvent plus rapide et toujours moins cher qu’une voiture à l’usage (3 à 10 fois selon l’Ademe). Et très souvent, le transport des enfants est gratuit en dessous de 5 ou 6 ans.

pour les petites distances, la marche à pied. Quoi de plus naturel ? L’Assurance Maladie nous informe que le niveau d’activité moyen des enfants et des adolescents aurait diminué de près de 40 % en quelques décennies. La marche à pieds est donc un excellent moyen de joindre l’utile à l’agréable, y compris pour vos enfants !

« C’est trop dangereux »

Le risque d’accident n’est pas plus élevé que pour les piétons. Certes, en vélo, il faut faire attention, et surtout utiliser le bon équipement pour être visible de jour comme de nuit. Et surtout, plus nous serons nombreux sur la route, plus les autres usagers feront attention. On constate que dans les pays où la pratique du vélo est commune et répandue, les accidents sont beaucoup plus rares (source en anglais).

« Et sur les longues distances, ou pour partir en vacances ? »

Pour les trajets exceptionnels, nul besoin de posséder une voiture au quotidien. Les transports en commun du type train sont une excellente alternative dans de très nombreux cas. Et si vraiment cela est inenvisageable, il est possible de louer ponctuellement une voiture pour des besoins variés et occasionnels (professionnel ou loisirs).

Les bénéfices de la vie sans voiture

Source: Carlton Reid, Flickr, Artist Peter Drew d’Adelaïde  » le vélo marche à la graisse et vous fait économiser de l’argent, la voiture roule à l’argent et vous rends gras »

Tout comme l’arrêt du tabac, les bénéfices de l’arrêt de la voiture sont très importants. Car si on abandonne la voiture, c’est pour la remplacer par des modes de transports « doux » : les transport en commun (train, bus, tramway, voire bâteau), le vélo (en mode « familial » avec caisse/remorque, ou particulier, électrique ou non), la marche à pieds. Dans tous les cas, vous serez gagnant(e).

Le portefeuille

C’est le premier grand bénéfice. Comme vu en introduction, une voiture coûte en moyenne 490€ par mois. On l’oublie, mais une voiture, ce n’est pas que de l’essence ; c’est aussi une dépréciation (la différence entre le prix d’achat et le prix de vente, qui peut représenter potentiellement des milliers d’euros annuels selon la marque, le modèle, et l’ancienneté du véhicule), des frais d’entretien et de réparation, d’assurance, de parking et autres parcmètres…

A l’achat, un vélo neuf de qualité vous coutera le prix de 4 plein d’essence (source: Guide du vélo au quotidien de l’Ademe). Sans compter que vous pouvez bénéficier d’une aide de l’Etat pour l’achat d’un VAE (vélo à assistance éléctrique), ou de certaines villes pour l’achat d’un biporteur ou triporteur (c’est le cas par exemple à Nantes).

Et contrairement à une voiture, le vélo peut vous rapporter à chaque kilomètre parcouru ; il est possible pour votre entreprise de mettre en place une indemnité kilométrique vélo (facultative) de 0,25€ / kilomètre (voir page de l’Ademe dédiée, et la page dédiée de réduction d’impôts à montrer à votre employeur).

Pour ce qui est des transports en commun, vous pouvez dans la plupart des communes bénéficier d’un abonnement qui ne dépasse pas quelques dizaines d’euros par mois.

Et pour vos besoins ponctuels, la location de voiture sera toujours moins chère que la possession. En plus, si vous aimez conduire, vous pourrez essayer différentes marques et modèles : les avantages de la voiture sans les inconvénients de la possession.

La santé

La condition physique

Comme le dit la célèbre campagne « manger bouger », il faut pratiquer 30 minutes d’activité physique par jour au minimum pour s’entretenir.

Si vous pratiquez la marche ou le vélo, outre l’effort modéré que représentent ces pratiques, et le fait de joindre l’utile à l’agréable et au bénéfique, vous verrez sans doute rapidement que les légères difficultés éventuelles du début s’estomperont au fur et à mesure d’une pratique quotidienne, et les principaux bénéfices sur votre santé se manifesteront rapidement:

amélioration de l’endurance, possibilité de faire de l’exercice sans être essoufflé(e)

entretien de la force musculaire, du tonus, de la souplesse, de l’équilibre, conservation d’une plus grande autonomie en vieillissant

préservation de l’immunité

augmentation de la résistance à l’effort

amélioration du sommeil

réduction des états d’anxiété et de dépression

réduction du risque de maladies

une silhouette qui pourra éventuellement s’affiner

….

Cette liste n’est pas limitative !

Un air plus sain

En plus, comme le montrent de nombreuses études, l’air que l’on respire à vélo est bien plus sain que celui que l’on respire dans l’habitacle d’une voiture : moins de dioxyde d’azote, moins de particules, moins de monoxyde de carbone…

 

Les rencontres / les découvertes

La découverte des gens, de l’environnement, et la ville

En vélo, il est beaucoup plus facile de faire des rencontres. On profite plus des éléments extérieurs, et on a même parfois de bonnes surprises …

La joie

C’est un bénéficie insoupçonné mais indéniable et capital : l’abandon de la voiture rend plus heureux. On ne compte plus les études qui prouvent que :

le fait de se rendre en vélo (ou en transports en commun) au travail rend plus heureux

le fait de faire du vélo quotidiennement vous fera perdre éventuellement du poids (en cas de surpoids existant), ce qui aura également un impact sur votre bien-être

Et puis c’est aussi la possibilité de redécouvrir une ville. Si vous avez quelques minutes devant vous, appréciez cette balade parisienne avec Bilook le Cycliste.

Le mouvement grandissant de l’interdiction de la voiture

De plus en plus de villes dans le monde interdisent la circulation automobile. En France, ce sont les véhicules diesels qui seront interdits les premiers à Paris.

Prêt(e) à ne plus vous laisser dicter vos choix par la publicité et le conditionnement psychologique, à améliorer votre quotidien, et à participer à ce changement de société ?

Et après ?

Si vous avez une voiture, commencez par vous fixer de ne plus la prendre pour vos déplacements quotidiens pendant 30 jours. Louez un vélo pour cette même période (vous trouverez des loueurs dans vos ville sur votre moteur de recherche). Commencez à aller au travail à vélo ou en transports en commun. Le changement ne dépend que de vous !

N’oubliez pas : « Montrer l’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre… c’est le seul ».

Votre première action engageante : partager ce billet pour diffuser l’information !

1 commentaire sur “Vivre sans voiture : si simple et tellement mieux (budget, santé…)”

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