S’envoyer en l’air ou pas… Les leçons d’une éruption

de | 20 avril 2010
Avion catapulté - catapulte Airline

Source : Freakingnews.com

L’avion, on ne sait plus comment faire sans. Je ne vais pas vous rabattre les oreilles avec l’impact qu’à eu la conjonction du réveil du volcan islandais et d’un anticyclone sur le trafic aérien mondial ces derniers jours. Cela a créé de nombreux problèmes, à commencer par les personnes bloquées à l’étranger… Les conséquences vont notamment se porter aussi sur les compagnies aériennes, et sur les nombreux salariés (directs ou indirect) de l’industrie aéronautique…

S’il y a eu une conséquence positive, c’est bien celle de nous faire réaliser notre maigre pouvoir sur les forces de la nature.

Nous passons notre temps à modeler notre environnement à  notre convenance, pour y trouver confort et sécurité. Et un malheureux volcan nous remet à notre place. Ce n’est pas la première fois que l’Homme fait face aux foudres de la nature : l’actualité nous le prouve régulièrement, avec les tremblements de terre, les raz de marée, les tempêtes et autres ouragans.

Avec ces éruptions, le prix à payer n’a heureusement pas été d’ordre humain. Mais cet évènement nous a touché en plein cœur : outre les conséquences économiques, c’est un symbole de notre maîtrise de la Nature et des lois de la physique qui a été mis en hors service, ne serait-ce que ponctuellement. En fait, on s’aperçoit un peu plus que nous ne maîtrisons pas tant que cela la Nature.

Dans quelle mesure cet évènement peut induire un changement ? L’Histoire nous a souvent appris que c’est devant l’adversité que l’Homme est le meilleur, quand il est au pied du mur. Que serait-il arrivé si ces éruptions se poursuivaient pendant des mois, dans les mêmes conditions de déplacement d’air ? Connaissant la nature humaine, le trafic aérien n’aurait peut-être pas diminué, mais aurait probablement perdu un peu de son attrait par la réorganisation complète des couloirs aériens, donc par l’allongement des temps de trajet et du prix du vol.

Rappelons que selon différentes sources, l’avion serait responsable de près de 3% des émissions mondiales de CO2. Ne comptons pas les particules rejetées, le kérosène (ressource fossile donc non renouvelable) brûlé… Peux t-on remettre en question nos manières d’appréhender les choses ? La débauche d’énergie que représente le fait d’envoyer 200 tonnes de métal dans les airs est-elle encore justifiée au 21ème siècle ? Si on envisage le nombre d’avion chaque jour dans le ciel, c’est des millions de tonnes de métal, de plastique, -et de voyageurs – qui sont envoyées chaque jour dans les airs…

Voici une vidéo représentant l’état du trafic aérien sur une échelle de 24 heures… Ca laisse songeur.

Sources attribuées : FlightSuite, NHAW, Technorama, et la NASA.

Le réveil du volcan islandais aura t-il un impact sur nos choix ? A commencer par les entreprises, qui doivent limiter au maximum les risques de dépendance à un outil aussi influençable par la nature que l’est un avion… Combien de vols pourraient être économisés par une politique globale de visioconférence ?

Reste que l’avion, c’est bien commode : se déplacer à plus 800 km/h revêt de nombreux avantages. Et puis, la visioconférence, c’est bien, mais certains rendez-vous nécessitent une présence physique. Partir en vacances à l’autre bout du monde, c’est mieux qu’en photo ou dans les documentaires… Sans l’avion, il aurait été impossible pour beaucoup de personnes d’avoir vu à la fois l’Europe, l’Afrique, l’Asie et les Amériques dans une seule et même vie, parfois même dans une seule et même année.

Si un volcan peut avoir un tel impact sur l’économie mondiale, qu’en sera t-il des problèmes qui nous attendent à cause des dégâts qu’engendre notre mode de vie actuel? Et encore, je ne parle que des conséquences économiques…

Juste après la mise en ligne de ce billet, je suis tombé sur un article Les leçons du volcan d’Eyjafjöll publié par Terra Eco, qui peut vous permettre d’approfondir le sujet.

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