avr 27
élvage intensif de bovins aux Etats Unis

Source : nytimes.com

Les abeilles sont en train de disparaître à l’échelle mondiale : entre 2006 et 2007, -40 % aux Etats Unis, -40% au Quebec, -25% en Suisse, au Portugal, en Grèce et dans de nombreux autres pays d’Europe. Il y a malgré tout une bonne nouvelle : les médias s’en font l’écho, et l’information commence à se diffuser dans la population. La disparition des abeilles, cauchemar d’apiculteur ? Oui. Mais pas seulement : la disparition d’insectes pollinisateurs serait catastrophique. « Plus de 20 000 espèces d’abeilles dans le monde contribuent à la reproduction sexuée, et donc à la survie et à l’évolution de plus de 80% des espèces de plantes à fleurs » (INRA). Auntant dire une formidable menace pour la biodiversité.

On l’aura compris, l’Homme pourra difficilement se passer des abeilles.  C’est grâce à ce travail quotidien de nos amis les butineurs que nous pouvons consommer des fruits et légumes (en fait, tout autre  végétal que du blé, du riz et du maïs). L’accroissement démographique mondial, et donc l’accroissement de la consommation de ressources alimentaires, nécessiterait même une augmentation du nombre d’insectes butineurs.

Comment se fait-il que les abeilles disparaissent ? De nombreuses pistes sont explorées pour expliquer l’hécatombe. Champignons, prédateurs, parasites, changement climatique ou environnemental, champs électromagnétiques, ou encore surexploitation sont des possibles causes de l’effondrement de la population des essaims.

Mais une cause revient plus que jamais dans les avis et théories : les pesticides. Les principaux suspects ont été interdits : Gaucho et Régent TS (Bayer CropScience et BASF Agro). Néanmoins, de nombreux pesticides considérés comme nocifs par les apiculteurs sont encore en circulation.

Un entretien avec la réalisatrice du documentaire : « Disparition des abeilles, la fin d’un mystère » diffusé l’année dernière sur France 5 nous confirme qu’après plusieurs années d’enquête,  l’impact des pesticides sur les colonies d’abeilles est notable.

Que faire ? Pour chacune des nouvelles molécules mise sur le marché, étudier sa toxicité. Cela veut dire effectuer un travail de veille permanent vis à vis des produits lancés par les puissantes firmes du secteur, s’opposer à des lobbys, organiser ou signer des pétitions. Ou encore, se mettre à consommer des produits labellisés « Agriculture Biologique ». Malheureusement le bio n’est pas compatible avec une consommation de masse. Il s’agirait de réduire de façon drastique les volumes consommés.

Reste alors une alternative : manger moins de viande.

En France, 70% de la surface agricole sont consacrés à  l’alimentation animale. Il faut 7 à 9 calories végétales en moyenne pour obtenir 1 calorie de viande. Autant dire que plus on consomme de viande, plus on utilise (indirectement) de ressources végétales, et plus on encourage l’agriculture intensive, avec le lot d’engrais et pesticides que cela comprend.

Belle ironie : plus un individu mange de viande, plus il consomme de ressources végétales. 7 à 9 fois plus qu’un végétarien.

Nous pouvons néanmoins être fiers de nos concitoyens : selon l’INSEE, la consommation de viande a baissé depuis 1960 en France. Le hic : à l’échelle mondiale, elle ne fait qu’augmenter, et très rapidement.

Même si la consommation de viande a diminué ces dernières années sur notre territoire, elle reste trop forte par rapport à ce que l’environnement peut « absorber ».

Diminuer sa consommation de viande, c’est diminuer la pression productiviste sur nos champs (du moins, on peut l’espérer, envoyer un signal).

Pour diminuer cette pression, on peut s’exprimer par son comportement d’achat :  dans la mesure du possible, il faut consommer bio (sans pesticides), local, de saison, varié.

Certes, cela passe par une mutation de nos habitudes alimentaires… Pour participer, entre autres, au sauvetage des abeilles.

Sources :
Dossier « La disparition des abeilles«   (science.gouv.fr)
Les abeilles sont les pollinisateurs assidus des cultures fruitières et grainières (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture  – fao.org)
Projections à moyen terme relatives à la viande et aux produits laitiers (FAO)
Biodiversité des pollinisateurs et agriculture, (INRA – Institut National de la Recherche Agronomique)

Article La viande, cette boucherie (Libération)

Biodivdpollinisateuet agriculture



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5 Responses to “Pour sauver les abeilles, mangez moins de viande”

  1. [...] voie publique, dans votre jardin ou sur votre balcon. Les abeilles et autres insectes butineurs, en ont bien besoin, et vous le rendront ! Une initiative de la ville de Paris vous incite à le faire : Laissons [...]

  2. Morgane dit :

    Pourquoi manger moins de viande ? cela ne sauvera pas les abeilles des PESTICIDES !!!Je trouve ça complètement STUPIDE!!!
    Mais allez donc voir mon blog :http://abeilles-en-danger.blog4ever.com

  3. Renanito dit :

    Bonjour Morgane,

    Il s’agit de lire l’article ; notre consommation de viande influe indirectement sur la survie des abeilles.

  4. Tex dit :

    Bonjour, pour aider la bio diversité en fleurissant les jardins ,

    Je donne des graines d hibiscus bleu, consultez mon blog ou contactez moi par e-mail,si vous êtes intéressé, merci.

    http://surlecoup.blogspot.com/2010/11/je-donne-des-graines-d-hibiscus-althea.html

  5. [...] L’hécatombe environnementale que génère ma consommation de viande. [...]

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