jan 22

Parmi toutes les mauvaises nouvelles de  ces derniers jours, il y en a une qui, à première vue, est excellente.

Aujourd’hui, le GIEC annonce que ses conclusions concernant la fonte des neiges de l’Himalaya et la probable disparition totale de ses glaciers pour 2035 était en fait… une erreur.

Cet organisme, créé par l’ONU et l’Organisation Météorologique Mondiale afin d’analyser le réchauffement climatique et ses impacts, est une nouvelle fois sujet à controverses.

Les conséquences de cette « boulette » peuvent aller au delà de la simple perte de crédibilité, et desservir la cause du réchauffement climatique dans son ensemble.


Petite coquille, grosses conséquences

La théorie du scénario catastrophe (disparition du principal réservoir d’eau potable au monde sous 25 ans) commençait à être critiquée par de nombreux scientifiques (dont des glaciologues).

L'Himalaya vu par satellite

Quand on sait qu’environ 2 000 000 000 de personnes (j’écris le nombre, il est à mon sens plus parlant que « deux milliards ») dépendent de l’Himalaya pour subvenir à leurs besoins en eau, cette projection faisait froid dans le dos (sans mauvais jeu de mot).

Et puis finalement, devant le nombre grandissant de réserves émises (y compris au sein du Giec), les responsables du groupement y ont regardé de plus près, et se sont aperçu qu’il s’agissait d’une coquille… Il fallait lire « 2350″ (et non « 2035″) comme étant la date de disparition totale des glaciers.

Ça nous laisse tout de même un peu de répit.

C’est le deuxième scandale en quelques mois concernant le GIEC, après l‘affaire des mails piratés. Et ça ne risque pas de faire du bien à la crédibilité déjà entamée de l’organisation.

Une organisation discreditée ; une remise en question du réchauffement

De plus en plus de personnes mettent -malheureusement – en cause le GIEC et ses conclusions, et à travers lui le réchauffement climatique. Ce dernier fait risque d’apporter de l’eau à leur moulin (ou du grain à moudre, c’est selon).

Google Suggest nous apporte la preuve de cette remise en question progressive de la théorie du réchauffement par les internautes.  Les suggestions du moteur de recherche se basent sur les requêtes les plus populaires des internautes en rapport avec une expression.

Voici ici les suggestions proposées si vous tapez « rechauffement climatique ».

Google Suggest "Réchauffement climatique"

S’il est bon de chercher à s’informer sur la véracité du réchauffement et de ses impacts potentiels, on peut espérer que l’internaute saura prendre le recul suffisant concernant les informations qu’il peut trouver en premier résultat sur Google.

Un soupçon de sens critique

Voici les premiers résultats que ledit moteur de recherche peut afficher sur la deuxième requête qu’il m’a suggérée. Rien qu’à voir certains noms de domaines et titres d’articles, on peut penser qu’ils sont un peu orientés.

Résultat Google réchauffement climatique mensonge

On espère que les jeunes générations feront preuve de sens critique par rapport aux informations qu’elles peuvent trouver en ligne…  Car malheureusement, selon une étude,  l’esprit critique chez cette génération semble rarement au rendez-vous

Pour caricaturer, le « jeune » moderne fait confiance à ce qu’il lit sur Google et sur Wikipedia (Google ne base pas son algorithme sur la véracité des dires, ni leur crédit, et Wikipedia est une encyclopédie participative -tout le monde peut y ajouter ou modifier un article).

A partir d’une petite coquille dans un rapport, nous avons potentiellement ici un bel effet papillon.

Petite note culturelle illustrant l’effet papillon (attribuée à Benjamin Franklin):

« À cause du clou, le fer fut perdu.

À cause du fer, le cheval fut perdu.

À cause du cheval, le cavalier fut perdu.

À cause du cavalier, le message fut perdu.

À cause du message, la bataille fut perdue.

À cause de la bataille, la guerre fut perdue.

À cause de la guerre, la liberté fut perdue.

Tout cela pour un simple clou. »

Sources non citées dans les liens de l’article : NouvelsObs, TimesOnline.


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One Response to “L’Himalaya fondrait moins vite que prévu : une fausse bonne nouvelle ?”

  1. [...] vu dans un précédent billet, les sceptiques du réchauffement climatique, désormais en première ligne dans les médias, [...]

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