Environnement : nos petits gestes ne serviraient pas à grand chose

de | 21 février 2010

Dernièrement, je suis tombé sur un article présenté dans le « web journal » Rue89, intitulé « Pour sauver la planète, les petits gestes ne suffisent pas ».

La journaliste y analyse, entre autres, les propos tenus dans un livre intitulé « Pour sauver la planète, sortez du capitalisme « .

Cet article explique, comme son titre l’indique, que tous les « petits gestes » avec lesquels on nous rabat les oreilles n’auront visiblement qu’un impact minime sur la préservation de l’environnement (attention : ce n’est pas une raison pour prendre son gros 4X4 pour aller chercher la baguette de pain,  jeter ses piles avec le reste de ses déchets, ou laisser la lumière allumée en sortant d’une pièce …)

On se pose, et on réfléchit

A la lecture de cet article, je dois concéder un moment de réflexion de ma part, dont une remise en question des propos tenus, puis une remise en question de la remise en question.

1ère réaction: A la lecture du titre, sentiment très profond d’impuissance.

2ème réaction : en tenant compte de la population mondiale (voir le compteur dans la colonne de droite sur ce site), on peut penser que si chacun fait son petit geste, ça peut tout de même faire quelque chose de représentatif.

3ème réaction : en fait, le compteur est bon pour de la valeur absolue (« en agissant tous, on économisera « tant » »). En valeur relative, s’il faut que chacun divise son impact par 3, les « petits gestes » ne suffiront effectivement pas.

Mauvaise nouvelle : le concept d’empreinte écologique nous dit que si tout le monde avait le même mode de vie que les Français, il faudrait effectivement 3 planètes pour pouvoir subvenir à nos besoins à l’échelle du globe.

Rappelons qu’en 1961, il fallait grosso modo 1 planète.

Source : Etude WWF France

Ces projections fatalistes ne semblent du coup plus trop fantaisistes.

Et la décroissance dont ce livre semble se faire le chantre (je ne l’ai pas -encore- lu), même si elle paraît un peu utopique (car « ultra »; à voir en rapport avec les théories de décroissance « modérée »), ne semble à terme qu’une bonne solution. Du moins du point de vue écologique.

Mais notre système, pour bien fonctionner, est basé sur une croissance perpétuelle. Il paraît (un tout petit peu) complexe de changer de modèle, sachant que cela fait des centaines voire des milliers d’années que celui-ci prévaut dans nos contrées.  Jusqu’à quel point sommes nous prêts au renoncement?

La question, que l’on peut retrouver dans un cours d’économie de niveau seconde, est :

Comment satisfaire des besoins croissants avec des ressources limitées?

Edit : Voir l’excellent billet de nature-environnement pour aller plus loin sur ce sujet

Ecologie : pour sauver la planète, les petits gestes ne suffisent pas

Lire d'autres articles :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *