Écolo, tout le monde souhaite l’être, mais peu savent par où commencer. Et puis les informations sont contradictoires selon les sources. Voici quelques pistes qui peuvent vous mener sur la voie salutaire de l’écologie. A noter qu’il en coûte quelques efforts… que vous arriverez bien facilement à faire avec un peu de motivation.
D’abord, être conscient que chaque acte a un impact environnemental. Bien sûr, quand je parle d’un « acte », se curer le nez n’a pas d’incidence notable sur la survie des pandas ou des abeilles… Il s’agit bien sur d’actes de consommation et de mode de vie.
La première règle de base de l’écolo tient en »3 R » : réduire, réutiliser, recycler.
Voyons concrètement comment on peut appliquer cette règle, sans pour autant retourner à l’âge de pierre.
L’eau
Bravo à vous si vous ne prenez plus de bain (que vous remplacez bien évidemment par des douches, « écolo » n’est pas égal à « crado »). La mauvaise nouvelle : l’impact de ce geste sur l’environnement est minime (ça ne vous dispense pas de continuer les douches).
L’économie d’eau n’est rien comparée à la consommation d’eau nécessaire à la production de votre côte de bœuf, ou même d’un simple steak.
A retenir : la consommation d’eau « directe » est minime par rapport à la consommation d’eau « indirecte » (ou « eau virtuelle »), celle engendrée par la production de notre alimentation, ou des produits que nous achetons. Le secret de l’économie de l’eau est donc la sobriété alimentaire (moins de viande) et matérielle (non, vous n’avez pas besoin de cette n-ième paire de chaussures).
Voici un petit résumé de consommation d’eau nécessaire* à la fabrication ou culture de quelques produits (source : waterfootprint.org ).
| Produit | Quantité | Eau nécessaire (en litres) |
|---|---|---|
| Paire de chaussures | 1 | 8000 |
| Steak haché | 150g | 2400 |
| T-shirt en coton | 1 | 2000 |
| Verre de lait | 200ml | 200 |
| Verre de jus de pomme | 200ml | 190 |
| Paquet de chips | 200g | 185 |
| Verre de jus d'orange | 200ml | 170 |
| Tasse de café | 125ml | 140 |
| Oeuf | 40g | 135 |
| Verre de vin | 125ml | 120 |
| Verre de bière | 250ml | 75 |
| Pomme | 100g | 70 |
| Orange | 100g | 50 |
| Tranche de pain | 30g | 40 |
| Tasse de thé | 250ml | 35 |
| Puce électronique | 2g | 32 |
| Pomme de terre | 100g | 25 |
| Tomate | 70g | 13 |
| Feuille de papier A4 | 1 (80g/m²) | 10 |
En partant du principe que l’on consomme, comme nous le recommande le lobby de la bouteille en plastique, 1,5 litre d’eau par jour, nos chaussures (en cuir) représentent 14 ans de notre consommation vitale. Un t-shirt ou un steak de 150 grammes, plus de 4 ans. Une simple feuille de papier, une semaine.
Si le sujet vous intéresse, je vous invite à lire sur le blog Eco echos : je suis écolo et je prends des bains. Même si on peut nuancer par le fait qu’un bain, c’est aussi des ressources consommées pour chauffer l’eau…
Les déchets
Là aussi, la première règle serait la réduction. Comment produire moins de déchets ?
- en achetant moins d’emballages. Bye bye les monodoses et sachets individuels…
- en proscrivant le jetable. C’est jetable ? Ça n’a pas sa place dans mon sac (réutilisable) de courses.
Après la réduction, il nous reste quand même quelques déchets. Et oui, le « 0 déchet » n’est pas pour demain, alors occupons-nous de notre masse (réduite) d’ordures.
Ah, le tri… On ne sait jamais quoi mettre dans quelle poubelle. Les pots de yaourt, c’est recyclable ? Et il faut les laver ?Et bien non, les pots de yaourt ne sont pas recyclables. Deux règles incontournables du serial trieur :
- il faut trier tous les emballages et le papier
- pour les emballages en plastique, seuls les bouteilles et flacons doivent être triés. Pourquoi ? parce que les petits emballages (tels que les pots de yaourt ou sacs plastiques ) ne sont pas « rentables en termes de recyclage » (!)
Toutes les réponses aux questions que vous vous posez sur le tri des déchets figurent sur le site d’éco emballages.
Les transports
Vous le savez sans doute : prendre l’avion n’est pas écolo… Idéalement, il faut réduire la voiture au maximum, privilégier le covoiturage, les transports en commun, le vélo ou encore… la marche à pied.
- Pour un Paris-Marseille, on privilégiera le train,
- Pour un Chez soi-Boulot : la marche, le vélo, les transports en commun, ou le covoiturage. On vous dispense si vous habitez à plusieurs dizaines de kilomètres (le cas échéant, n’est-il pas temps de changer de boulot ou de déménager?)
- pour un Chez soi-Boulangerie, la marche à pied ou le vélo (dans la mesure du possible)
- pour un Paris -Seychelles, on pourra se poser la question de savoir si la Bretagne, c’est pas tout compte fait aussi beau…

Presqu'île de Crozon, Bretagne
L’alimentation
On en reparle au passage, car c’est un passage obligé : la nourriture est une des plus grandes sources d’impact sur l’environnement.
Quelques petites règles simples :
- si vous avez bien lu le début de l’article, vous savez désormais qu’il importe de réduire sa consommation de viande. Celle-ci, en plus d’un grand volume d’eau consommée, a de lourds impacts environnementaux (agriculture intensive pour l’alimentation animale)
- éviter les fruits et légumes hors saison. Non, il n’est pas normal de consommer des fraises pour Noël, ne faîtes pas semblant de ne pas savoir. De nombreuses ressources sur le web vous permettent de consulter les fruits et légumes de saison. Un peu de bon sens et de lecture d’étiquettes au supermarché vous permettront de faire les bons choix.
- acheter bio. Oui , bio, ça sonne bobo désormais. Mais ça n’en reste pas moins plus respectueux de l’environnement. Le label AB (« agriculture biologique) garantit 95% d’ingrédients « bio », c’est à dire produits selon un cahier des charges strict, et surtout sans pesticides chimiques. Plutôt que de consommer de la viande de mauvaise qualité tous les jours, consommez un peu de viande « bio ». Votre porte monnaie, vos papilles et votre santé s’y retrouveront par la même occasion.
Voici quelques pistes pour commencer votre formation en écologie appliquée à la vie quotidienne. En complément, vous pouvez consulter des ressources bien documentées sur le sujet, par exemple « comment devenir ecocitoyen« .
Bien-sûr, il est très difficile d’être cohérent lorsqu’on veut adopter une démarche écologique. Tout n’est pas tout noir ou tout blanc. Mais vous avez désormais quelques clés pour limiter votre impact sur notre environnement.
Pour poursuivre, vous pouvez mesurer votre empreinte écologique pour cibler vos points faibles (et les corriger).







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Votre test est loin d’être suffisant. Il pêche par des réponses imposées bcp trop fortes.
Je n’utilise qu’un sac d’ordures par semaine
je récupère l’eau de la douche pour les toilettes
je désherbe avec l’eau bouillante utilisée pour les repas
tout ce qui est à moins de 2 km est fait à pied…
etc.
D’autre part, j’ai cru comprendre, avec des jardiniers professionnels, qu’il suffisait de moins de 200 m2 pour nourrir en fruits et légumes une famille de 4 personnes pour un an en France, en recyclant ses pelures et déchets végétaux… on est loin des 17 360 m2 que m’attribue le test. D’où vient la différence ? Ce n’est pas le pain qui va l’expliquer.
Bonjour et merci pour votre commentaire.
En effet, le test n’est pas « suffisant », dans la mesure où il s’agit de prendre quelques minutes pour le faire… Un test exhaustif prendrai quelques heures aux bas mots, avec un nombre de réponses beaucoup plus grand à chaque question…
D’autres sites proposent des tests de ce type (agir21, le WWF,…). Mais nous sommes d’accord qu’il s’agit d’un aperçu, et pas d’un test rigoureusement scientifique (à noter que votre bilan carbone peut être fait par une société d’audit, mais cela est surtout employé par les entreprises…)
En fait, il n’y a pas que l’alimentation : les vêtements que vous portez, s’ils sont en coton, ont nécessité des ressources pour la culture de la plante. De même pour vos chaussures, si elles sont en cuir, ont nécessité des ressources en cuir; il a donc fallu des ressources pour faire grandir un animal.
Vous vous chauffez en hiver : il vous faut des ressources pour assurer ces émissions caloriques…
L’ordinateur avec lequel vous avez écrit votre commentaire, à supposer qu’il vous appartienne, a nécessité des ressources lui aussi pour sa production. Et en nécessite tout au long de son cycle de vie.
D’autre part, nous consommons mais nous rejetons aussi, et parfois de la façon la plus « élémentaire » : sans rentrer dans les détails, la planète doit pouvoir absorber tout cela pour le recycler.
Bref, on arrive rapidement, malgré nous , à plusieurs milliers de de m², à travers chacun des produits que nous possédons. Chacun à son coût ; le coût en eau, certes, comme évoqué dans le tableau figurant plus haut dans l’article, mais aussi un coût sous de multiples formes.
« D’autre part, j’ai cru comprendre, avec des jardiniers professionnels, qu’il suffisait de moins de 200 m2 pour nourrir en fruits et légumes une famille de 4 personnes pour un an en France »
A cause du régime carne… une famille de vgtaliens (j’en suis), a besoin de beaucoup plus en potager, mais c’est alors suffisant… contrairement aux omnivores et aux vgtariens, dont l’espace consommmé pour l’alimentation est beaucoup plus important. personnellement, si je devais jardiner ma consommation , c’est un métier à plein temps
Les réponses ne sont en rien imposées, chacun sa route…
Le calcul de l’empreinte écologique est une approche, il sert à faire prendre conscience des thématiques les plus importantes, à montrer que partager réellement les ressources ça n’est pas simple.
Quand on a pris conscience de cela, il faut évidemment allez plus loin.
Et à partir de là, on n’est pas tous prêt à faire les même efforts… Même si il faudra y venir.
Personnellement, et pour d’autre raisons encore, aussi étrange que cela peut paraître à certains, le végétalisme est pour moi le plus simple moyen pour réduire drastiquement mon impact sur l’environnement.
Bientot, peut etre changerais je d’activité pour me rapprocher de mon logement ou l’inverse, peut etre aurais les moyens d’optimiser mon mode de chauffage…
Chacun sa route.
Bonjour Kerloen et merci pour ces commentaires.
L’approche que tu prônes semble un peu « radicale » (végétalisme), du moins pour le lecteur qui consommerait quotidiennement de la viande.
Montrer l’impact de chacun de nos gestes, toujours sans condamner, prôner la réduction me semble être un premier pas.
Rome ne s’est pas faite en un jour ! Et les français consomment de moins en moins de viande (même si c’est loin d’être le cas sur l’ensemble de la planète) !
Je pense que le problème ne viens pas du consommateur mais du producteur. Si l’élevage industriel était règlementé (50 milliard d’animaux d’élevages sacrifie par an), si la pêche industrielle était règlementé (99% pêché par 1%), si la culture industrielle était règlementée, si l’industrie était règlementée, il y aurait du travail pour tous le monde. Tout le monde mangerai a sa faim, le paradis serait retrouvé… Mais a croire que personne n’a compris que si on remplace par des machines les travaux pénibles ou peu attrayant par des robots ecolo, ils ne mange pas consomment très peu par rapport au 10 ou 10 ou 1000 10 000 1 million d’employés qu’il remplace ! dans un pays ou on légifère sur tout, on n’a pas pense a légiférer sur les robots ni sur les ordinateurs qui devraient nourrir plutôt que d’enlever le pain industriel de la bouche de nos futur chômeurs, piloté par le grand ordinateur qui est l’inverse de Dieu celui la
Bonjour,
Je pense qu’il est bon, même si ce ne sont que des chiffres donnés de manière brute, d’indiquer aux gens les consommations en eau et autres « gaspillages » dont notre société de consommation est devenue la reine en tout genre. Beaucoup d’excés sont entrés dans nos modes de vie, sans pour autant que nous les validions. C’est seulement à un moment donné que l’on se rend compte de la réalite de la situation. Un énorme gaspillage nous entoure, une surconsommation, une surproduction de produits futiles.. Des emballages qui nous ‘ »enquiquinent » plutôt qu’autre chose. Le législateur a failli, la société civile, les cies privées… Il faut que nous changions.
Augmenter le cycle de vie des produits. Trier les déchets ménagers. Limiter l’utilisation des énergies fossiles. Produire avec d’autres moyens énergétiques naturels…. Respecter la nature.
Cordialement
J’ai quelques interrogations au sujet de l’empreinte eau. Quand l’empreinte des cultures est donnée, s’il ne s’agit pas de cultures irriguées, l’eau consommée correspond à l’eau « verte » évapotranspirée. Dès lors cela me pose problème car s’il n’y avait pas cette culture, il y aurait peut-être un espace qui évapotranspirerait aussi (sauf surface artificialisée, imperméabilisée) . Un espace naturel est siège d’évapotranspiration. Donc la consommation d’eau évapotranspirée est intéressante mais elle n’est pas imputable spécifiquement à la culture considérée, il faudrait en déduire l’évapotranspiration de la surface correspondante en espace naturel ou en forêt ou une moyenne, non ????
ou alors, il faudrait systématiquement fournir à titre de comparaison l’empreinte eau d’une surface donnée de prairie ou de forêt…. ou d’une tonne d’herbe, d’une tonne de bois en forêt…
Bonjour,
En effet, selon le site que je cite en source , le point n’est également pas très clair et sujet à discussions.
http://www.waterfootprint.org/?page=files/FAQ_Technical_questions
The methods for water footprint accounting have been published in peer-reviewed scientific journals. In addition, there are also practical examples available of how one can apply the methods to calculate the water footprint of a specific product, an individual consumer, a community or a business or organisation. In generic sense there is agreement about the definition and calculation of a water footprint. However, every time one applies the concept in a situation not done before new practical questions arise. These are practical questions like: what should be included and what can be excluded, how to deal with situations where the supply chain cannot be properly traced, what water quality standards to use when calculating the grey water footprint, etc. Discussion therefore focuses on how to handle those practical issues. There is also still discussion about the precise method of how to estimate the local impacts of a water footprint.
Bref, les données se baseraient sur des publications scientifiques, dont il est difficile d’avoir le détail. L’idée de mon article est plus de faire prendre conscience de l’irrigation nécessaire pour faire pousser les cultures. A l’état « sauvage » (forêt par exemple), la rétention d’eau est bien supérieure, et il n’est nul besoin de prélever de l’eau dans des nappes phréatiques afin d’arroser la flore pour la maintenir en vie.
oui, bien sûr, je comprends, mais en climat tempéré, en France, par exemple, la majorité des productions agricoles ne sont pas irriguées, pas plus que les prairies ou les forêts et donc je pense que la référence à l’évapotranspiration des milieux naturels est une nécessité sinon on frappe les esprits, certes, mais avec des arguments qui n’en sont pas réellement par omission, tout simplement. Je tâche de creuser la question.
Merci pour ces interrogations.
En effet. Il s’agit de 6% de la superficie agricole utile qui est aujourd’hui irriguée en France selon le site du ministère de l’Agriculuture.
De plus, vous avez raison en ce qui concerne l’évapotranspiration ; les données telles que je les ai reproduites parlent d’eau verte; j’aurai dû en effet préciser la méthode de calcul. Mais là aussi vous avez raison (encore !) : la volonté de fapper les esprits l’a sans doute emportée sur le souhait d’être rigoureux dans la démarche. J’ai donc ajouté une astérisque avant le tableau et une référence en bas de l’article.
Methodologie waterfootprint
http://www.waterfootprint.org/Reports/Report-48-WaterFootprint-AnimalProducts-Vol1.pdf
We follow the water footprint definitions and methodology as set out in Hoekstra et al. (2009). The blue water
footprint refers to consumption of blue water resources (surface and groundwater) along the supply chain of a
product. ‘Consumption’ refers to loss of water from the available ground-surface water body in a catchment area.
Losses occur when water evaporates, returns to another catchment area or the sea or is incorporated into a
product. The green water footprint refers to consumption of green water resources (rainwater in so far as it does
not become run-off). The grey water footprint refers to pollution and is defined as the volume of freshwater that
is required to assimilate the load of pollutants given natural background concentrations and existing ambient
water quality standards.
je suis 100% écolo